Târ & Sétâr
Les voix lointaines accompagnent la brise,
et au cœur de la ville, une nouvelle mélodie voit le jour.
آواهای دوردست، نسیم را همراه خود دارند
و در دل شهر، نغمهای تازه زاده میشود
J’ai fondé l’Ensemble Chakâm en 2014 pour mettre en lumière la richesse de la musique traditionnelle instrumentale iranienne. Le trio a d’abord vu le jour au fil de tournées en Suisse, en France et en Australie, aux côtés de deux musiciennes iraniennes au qanûn et au Tombak.
Avec le temps, le projet a évolué vers une nouvelle direction artistique, nourrie par des rencontres avec d’autres musiciennes venues d’horizons différents. Aujourd’hui, la formation mêle le târ, la viole de gambe et le qanûn.C’est ainsi qu’est née l’idée de conjuguer trois univers musicaux, chaque membre apportant ses propres compositions, reflets de nos expériences partagées : le déracinement, l’idéalisation d’un ailleurs qui s’efface, mais aussi la soif de renouveau et l’espérance. Chaque pièce se transforme au contact de l’alchimie du trio : le résultat final ne nous appartient plus totalement — il nous façonne autant que nous le façonnons. Vivre et créer avec nos différences, pour approprier une manière de dialoguer, plutôt qu’en interprétant simplement un répertoire ou un genre musical.
Dans l’imaginaire collectif, il est encore rare d’associer trois musiciennes, à la fois instrumentistes et compositrices. L’attente se porte souvent sur une voix mise en lumière, entourée de musiciens qui l’accompagnent, surtout lorsqu’il s’agit de traditions musicales venues d’ailleurs et classées sous la dénomination aux contours incertains de « musiques du monde ». Chakâm choisit un autre chemin : faire dialoguer les instruments entre eux, comme trois voix singulières qui se rencontrent et s’élèvent ensemble, sans hiérarchie, pour raconter autrement ce que peut être la musique.
Retrouvez ici les prochaines dates de concerts de Sogol Mirzaei en solo, avec l’Ensemble Chakâm et ses différentes collaborations